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Ça s’est passé à Lavaltrie en août…


1668 (11 août)

Séraphin Margane de Lavaltrie épouse à Québec Louise Bissot, née et baptisée à Québec le 25 septembre 1651, fille de François Bissot dit Larivière et de Marie Couillard. Assistent à ce mariage le gouverneur Rémy de Courcelle et l’intendant Jean Talon. Le marié avait presque 27 ans et son épouse n’avait pas encore 17 ans; leur contrat de mariage fut passé le 11 août 1668 devant le notaire Romain Becquet de Québec.

Signatures de Séraphin Margane de Lavaltrie et de Louise Bissot

 

L’acte de mariage de Séraphin Margane de Lavaltrie et de Louise Bissot a été transcrit par Pierre-Georges Roy dans Le Sieur de Vincennes, Fondateur de l’Indiana et sa famille (Québec, Charrier & Dugal ltée, 1919, p. 283).


1698 (16 août)

Marché de maçonnerie d’une tour de moulin à vent situé en la seigneurie de Lavaltrie entre Jean Mars, maître maçon de Villemarie, et Pierre Anger dit Pacquet, maître maçon de Villemarie, et Jean Gibault, maître meunier de Villemarie (devant le notaire Basset dit Deslauriers).

Marché de charpenterie d’un moulin qui sera situé en la seigneurie de Lavaltrie entre Léonard Paillé, maître charpentier de Villemarie et Jean Gibault, maître meunier de Villemarie (devant le notaire Basset dit Deslauriers).


1700 (3 août)

L‘ancêtre de Louis Riel, Jean-Baptiste Riel, s’établit à Lavaltrie. De fait, Louise Bissot, la veuve de Séraphin Margane de Lavaltrie, concède devant le notaire Adhémar à Jean-Baptiste Riel dit L’Irlande (son pays d’origine) qui fut soldat de la compagnie de Monsieur de Lavaltrie, une terre située sur le bord du fleuve Saint-Laurent de 4 arpents et demi de front sur une profondeur de 20 arpents. Jean-Baptiste Riel va épouser le 21 janvier 1704 Louise Cottu, fille de François Cottu l’ancêtre de la famille Coutu. Le couple Riel-Cottu va avoir, entre 1705 et 1727, quatorze enfants nés à Lavaltrie et baptisés pour la plupart à Saint-Sulpice.


1725 (2 août)

Un des devoirs imposés à un seigneur, lorsqu’il y a changement de propriétaire, est de procéder à un Aveu (un plan descriptif) et dénombrement (un recensement des habitants et de leurs possessions) et de le remettre à l’intendant. C’est ce que fit Pierre Margane de Lavaltrie, le 2 août 1725, tant en son nom qu’au nom de sa mère, Louise Bissot, ainsi qu’au nom de ses frères et sœurs. On y mentionne également que la propriété de cette seigneurie est répartie en 1725 de la façon suivante: 1/2 à Louise Bissot, comme veuve de feu Séraphin Margane de Lavaltrie; 1/4 à Pierre leur fils aîné; 1/20 à chacun des cinq autres enfants (Jean, Marie-anne, Madeleine-Louise, Barbe et Louise-Marguerite).

1729 (16 août)

Puisque la région de Montréal est exposée aux attaques des Iroquois, on érige plusieurs forts qui ne sont pas des constructions militaires d’une certaine importance mais plutôt de simples espaces entourés d’une enceinte de pieux. Ces forts en palissades constituent des refuges pour les habitants menacés par les Iroquois. Durant l’été de 1729, l’ingénieur Étienne Rocbert sieur de la Morandière en fait construite trente-trois. Dans un rapport au gouverneur de Beauharnois, le sieur de la Morandière donne la date où ces différents forts sont commencés. Ainsi, on apprend que de telles fortifications un peu improvisées mais suffisantes pour tenir en respect les Iroquois sont construites non seulement à Lavaltrie le 16 août 1729, mais également à Repentigny le 10 août et à Saint-Sulpice le 22 août, de même qu’à Lanoraie le 18 août (Le Bulletin des Recherches Historiques, vol. 51, no3, mars 1945, p. 148).

1764 (24 août)

Décès à Montréal de Louise-Charlotte d’Ailleboust, épouse du seigneur Pierre Margane de Lavaltrie. Elle est âgée de 59 ans.

1771 (14 août)

Inhumation de Jean-Baptiste Griveau dit Boisjoly décédé à Lavaltrie le 13 août 1771, à l’âge de 87 ans. Il est le fils unique de l’ancêtre Jean Griveau dit Boisjoly, originaire de La Rochelle, arrivé en Nouvelle-France comme sergent de la compagnie du sieur Macury. Jean-Baptiste Griveau dit Boisjoly a épousé Marie-Madeleine Sigouin le 10 février 1718 à la Pointe-aux-Trembles et le couple est établi à Lavaltrie dès 1722. Tous les Boisjoli (Boisjoly) descendent de ce couple. Ajoutons qu’une des filles de Jean-Baptiste Griveau dit Boisjoli, Marguerite, épousa en 1742 l’ancêtre de la famille Geoffroy, soit Nicolas Geoffroy, également originaire de La Rochelle.

1799 (25 août)

Inhumation de Maurice Desdevens de Glandons à l’âge de 58 ans qui, selon l’acte de sépulture, est décédé dans la nuit du 23 août de l’asthme presque subitement m’ayant pu recevoir aucun sacrement. On le disait originaire de Thon en Savoie, résident de Verchères et veuf de Marie-Thérèse Matton. Assistent à la sépulture comme témoins son fils le notaire Maurice Desdevens de Glandons et Amable Piet.

Maurice Desdevens de Glandons, père, est un arpenteur dont la biographie a été publiée dans le Dictionnaire biographique du Canada (vol. IV, de 1771 à 1880, Les Presses de l’Université Laval, 1980, p 232), mais son auteur dit ignorer tout de son décès. On apprend qu’il dut s’exiler aux États-Unis de 1776 à 1786 pour avoir aidé les Américains qui voulaient prendre le Canada en 1775-1776. C’est seulement en 1787 que le gouverneur général Lord Dorcester lui accorde un pardon et il semble avoir repris son travail d’arpenteur jusqu’à son décès survenu à Lavaltrie en 1799.

1820 (13 août)

Contrat entre les marguilliers de la Fabrique de la paroisse Saint-Antoine-de-Lavaltrie et Amable Gauthier, architecte et sculpteur demeurant à Yamachichepour divers ouvrages à exécuter à l’intérieur de l’église de Lavaltrie. Les travaux doivent s’échelonner de la façon suivante: la voute en novembre prochain; la corniche en novembre de l’an prochain; les ouvrages du chœur (excepté les chapelles) en novembre de l’an suivant; les chapelles, le banc d’œuvre et la chaire en novembre 1823; la tribune et tout le reste des ouvrages en novembre 1824. Le tout pour le prix de 14 000 livres anciens cours.

1828 (18 août)

Naissance à Lavaltrie d’Alexandre Bourgeau, fils d’Alexandre Bourgeau, cultivateur et tisserand, et de Madeleine Paradis. Il va s’établir à Aylmer vers 1846 comme cordonnier, puis il se livre à diverses activités commerciales. Il s’intéresse très activement aux affaires publiques. Il est secrétaire etprésident de la commission scolaire d’Aylmer ainsi que maire du Village d’Aylmer du 5 février 1872 à1873 et du 2 février 1880 à 1881, en plus d’être le préfet du comté en 1872. Alexandre Bourgeau épouse le 17 mai 1847, à Aylmer, Sophie Noël, fille mineurede Jean-Baptiste Noël et d’Angélique Roy. De son mariage naissent une dizaine d’enfants dont Sophie-Agnès Bourgeau qui marie Narcisse-Édouard Cormier, maire du Village d’Aylmer de 1884 à 1887, préfet ducomté d’Ottawa en 1887 et député conservateur du comté d’Ottawa à l’Assemblée législative du Québec du 14 octobre 1886 àsa démission le 22 juillet 1887. Alexandre Bourgeau décède dans son village d’adoption le 16 août 1882 à l’âge de 54 ans. Son épouse, Sophie Noël, le suivit dans la tombe le 7 novembre 1912.

1829 (7 août)

Naissance à Lavaltrie de Joseph Lesiège Lafontaine, fils d’Abraham Lesiège-Lafontaine et de Thérèse Robillard. Il étudie au Collège de l’Assomption (1843-1850; 11ecours). Il est admis à la pratique du notariat le 16 octobre 1856. Il publie un livre intitulé Institut Canadien en 1855. Devenu notaire, il s’installe à Saint-Ours où il exerce sa profession de 1856 à 1863 alors qu’il décide d’aller la pratiquer à RoxtonFalls. Il est élu député libéral du comté de Shefford à l’Assemblée législative de 1878 à 1881. Il occupe aussi la charge de maire de Roxton Falls de 1880 à 1882. Il décède le 4 juillet 1907 à Saint-Paul L’Ermite et est inhumé dans le cimetière de Repentigny. Il avait épousé le 21 février 1871, à Saint-Antoine de Longueuil, Célina-Élisabeth Mongeau mais aucun enfant ne semble être né de cette union.

1831 (25 août)
Naissance à Lavaltrie de François-Xavier Brault, fils de Jérémie Brault et de Madeleine Perrault. Son ancêtre, Pierre Brot fit Lafleur, soldat de la compagnie de François Desjordy Moreau de Cabanac, a épousé le 18 novembre 1697, à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, Magdeleine Le Siège, fille de Pierre Le siège, un des premiers censitaires de M. de Lavaltrie en 1681.
Après ses études classiques au collège de l’Assomption de 1844 à 1851 (12e cours), F.-X. Brault devient avocat et pratique d’abord sa profession à Sait-Ours où il existe depuis 1838 une Cour de Circuit. Il décède célibataire à Montréal le 1er octobre 1876 à l’âge de 45 ans.

1834 (16 août)
Naissance à Lavaltrie de Léonard Ovide Hétu. Fils de Joseph Hétu et de Marguerite Hétu. Il fait ses études classiques et philosophiques au Collège de l’Assomption (1846-1853; 14e cours). Admis à la pratique du notariat le 18 octobre 1859, il établit son étude à Montréal. En 1861, il devient le premier professeur de droit notarial à la première École de droit au Canada fondée par Maximilien Bibaud au Collège Sainte-Marie à Montréal. Il est élu trois fois consécutivement pour représenter le district de Montréal. Soit de 1885 à 1894, au sein du conseil d’administration de la Chambre des notaires. De 1880 à 1882, il est commissaire des Écoles catholiques de Montréal. Il est le notaire de nombreuses institutions et l’administrateur de plusieurs successions très importantes. Ajoutons qu’il peut compter parmi sa clientèle l’architecte Victor Bourgeau dont il rédige la plupart des contrats. Il est aussi président de la Compagnie d’assurance mutuelle contre le feu, de la cité de Montréal (The Mutual Fire Insurance Co. of the City of Montreal); à ce sujet, nous remarquons que le conseil d’administration de cette compagnie est composé en 1892-1893 de deux autres personnes originaires de Lavaltrie, soit Anselme Labrecque, vis-président, et Georges Reneault. Le notaire Hétu est l’un des notaires les plus importants de Montréal au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle comme le démontent les nombreuses biographies publiées à son sujet. Enfin, le notaire Hétu resta très attaché à sa paroisse natale et participa à toutes les fêtes organisées à Lavaltrie par les anciens de Montréal. Il est décédé à Montréal le 21 février 1904. Le Bulletin des Recherches Historiques (vol. XXXIII, no 4, avril 1927, p.208) a écrit à son sujet: « pendant les 47 ans pratiqua sa profession à Montréal où il se distingua par ses vastes connaissances de la loi, son intégrité et son jugement toujours respecté ».
Le notaire L. O. Hétu a épousé Marie-Louise-Euphrosine Martin à Montréal le 7 mai 1861. Or, le frère de cette dernière, François-Xavier Martin, épousa à Lavaltrie le 29 juillet 1867 Marie-Exilda Lafontaine, fille d’Albert Lesiège-Lafontaine et de Marie-Elmire Robillard. La fille de ces derniers, Marie-Louise-Edvina Martin épousera à Vancouver le 3 septembre 1901 le fils d’un baron anglais, l’honorable Cecil Edwardes, et connaîtra comme soprano une carrière internationale au même titre que la célèbre Albani. Marie-Louise-Edvina Martin décéda à Londres le 13 novembre 1948.

1870 (17 août)
Chez les catholiques, le choix d’un prénom n’est pas laissé au hasard ou à la fantaisie des parents. Les enfants doivent recevoir au jour de leur baptême le prénom d’un saint ou d’une sainte qui va les guider tout au long de leur vie et dont ils peuvent imiter les vertus. C’est ainsi qu’il résulta des règles édictées par l’Église catholique une forte concentration des prénoms en Nouvelle-France avec une prédominance de Jean-Baptiste et de Joseph chez les garçons alors que le prénom de Marie fut extrêmement utilisé pour les filles. Mais cela n’empêche pas nos ancêtres de faire preuve d’originalité. Par exemple, soulignons le baptême le 17 août 1870 de Marie Illuminée Giguère, fille de Michel Giguère et de Marie-Anne Charland. On peut aussi mentionner le baptême le 29 novembre 1814 de Marie Idée, fille de Charles Hétu et de Marguerite Pelletier.

1871 (26 août)
Vente par autorité de justice de la partie du domaine seigneurial appartenant aux enfants de Zoé Ducondu, fille adoptive de Charlotte Tarieu Taillant de Lanaudière et de Barthélemy Joliette.
Avis public
Il sera vendu et adjugé au plus offrant et dernier enchérisseur lundi le onzième jour de septembre prochain, à onze heure de l’avant-midi, à la porte de l’église de la paroisse de St-Antoine de Lavaltrie dans le Comté de Berthier, District de Richelieu, l’immeuble ciaprès désigné dépendant de la succession de feue dame Zoé Ducondu en son vivant épouse de Charles Héliodore Panneton Écuier, juge de paix et bourgeois de la ville de Joliette. Ledit immeuble appartenant aux enfants issus du mariage de ces deux derniers comme appelés à une substitution par donation faite en faveur de ladite feue dame Zoé Ducondu par feue dame Charlotte Tarrieu Taillant de Lanaudière en son vivant veuve de feu l’Honorable Barthélemy Joliette, en leur vivant de la dite ville de Joliette, par acte notarié à cet égard. Savoir un terrain situé en la paroisse St-Antoine de Lavaltrie connu et désigné sous le nom de « Domaine de Lavaltrie » mesurant environ un arpent sept perches six pieds trois quarts de largeur au fleuve et environ trois arpents et neuf pieds à la profondeur, sur vingt-cinq arpents quatre perches dans la ligne nord-est et vingt-quatre arpents huit perches dans la ligne sud-ouest de profondeur, tenant devant au fleuve St-Laurent, derrière au nord-ouest aux terres du sud-est de la Rivière St-Jean, et du côté nord-est à Charles Poliquin et du côté sud-ouest au terrain dont Mr et Madame Loedel ont été en possession, maintenant Albert Lesiège dit Lafontaine, les dites bornes contenant en superficie cinquante-huit arpents vingt-six perches et vingt-six pieds sans aucune bâtisse dessus construite, partie en culture et partie en sucrerie.
Les conditions seront connues lors de la vente ou bien s’adresser à Chs H. Penneton, Escr, ou au notaire soussigné en la ville de Joliette.
Joliette ce 26 août 1871
Barth. Vézina, Notaire Public



Source: « LE LAVALTRIE D’AUTREFOIS » (1665-1972) CHRONOLOGIE HISTORIQUE ET PHOTOS ANCIENNES
par Me JEAN HÉTU, Ad. E. Président de la Société d’histoire et du patrimoine de Lavaltrie.